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[Carême] Le péché originel

Notre foi est une espérance, pas une peur. Description de notre position sur le péché originel :

Notre foi est une espérance, pas une peur. La peur empêche d’avancer, enfouit les talents, éteint la créativité. Alors que la vocation de l’Église est d’engendrer des femmes et des hommes libres.

Le récit du péché originel dans la Genèse fait de l’être humain un coupable.
Pourtant, l’Exultet le dit bien à la veillée pascale : « Bienheureuse faute de l’homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur ! ». Bien sur, car sans erreur nous n’avançons pas, sans erreur nous n’apprenons pas.
Dieu nous a fait libre. En indiquant l’arbre de la connaissance et en interdisant à Adam et Eve d’y toucher, il faisait comme les parents qui interdisent à leurs enfants de mettre leur main dans le feu. Quel enfant ne l’a pas fait ? Pour apprendre, il faut parfois essayer, prendre le risque de se tromper. Dans le récit de la Genèse, la femme souhaite essayer, avancer au-delà de l’interdit. Sa curiosité ouvre la porte de l’inconnu. Le prix à payer en avançant sur ce chemin est de découvrir le bien et le mal, pour pouvoir avancer dans la vie, et se rapprocher de Dieu en conscience, comme Dieu nous y invite.
Se rapprocher de Dieu, ce n’est pas se hisser au détriment des autres : gagner en bonheur matériel quand d’autres dorment dehors, construire des murs pour se protéger de celui qui est différent, aller se prélasser au bout du monde quand d’autres se blessent à marcher pieds-nus.
Voilà le péché : s’enfermer entre-soi. Mais il n’est pas originel : il dépend de chacun de nous, de nos choix de vie. Le don de la liberté est originel.

Notre foi est une espérance en un Dieu d’amour qui élève l’être humain vers sa vraie nature.
Aux blessés de la vie qu’il rencontre, le Christ n’oppose pas un regard de mépris et de dureté, il ne les chasse pas : il tend la main et il sauve. Sa miséricorde l’emporte toujours. Il ne promène un regard de colère que sur les superbes pharisiens, ceux qui « lient de pesants fardeaux sur les épaules des autres », et ne supportent jamais le poids des charges dont ils accablent le prochain.

Notre foi est une espérance et l’Église a vocation à accompagner l’être humain sur ce chemin vers Dieu, vers lui-même. Avec le Christ, le chrétien est un homme libre qui redresse la tête, pas un coupable.

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